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Grâce à la Bible, nous constatons que la quête du bonheur, inscrite au plus profond du coeur de l’homme, s’accorde parfaitement au plan de Dieu sur sa créature. Dans la Bible, le mot « heureux » revient d’une manière si persistante qu’on ne peut le compter. Prenons comme simple exemple le Livre des Psaumes. Il commence par l’expression : « Heureux l’homme qui… » C’est également le mot-clé de l’Evangile qui structure les « béatitudes chrétiennes » (cf. Evangile selon saint Matthieu, chapitre 5), c’est-à-dire le chemin pour découvrir et atteindre le bonheur.

Nous trouvons d’autres expressions équivalentes dans l’Evangile, telles que « la recherche du Royaume », « la vie éternelle », ou « la vie » tout simplement, « le salut » et d’autres encore… Prenons le mot « évangile ». En grec il signifie « bonne nouvelle ». On pourrait l’interpréter comme « la bonne nouvelle du bonheur ». De même, lorsque Jésus dit : « Je suis venu pour qu’ils aient la vie, et qu’ils l’aient en plénitude », il souhaite combler la plus grande aspiration humaine en lui donnant une vie sans fin. Des multitudes d’hommes et de femmes ont marché à la suite de Jésus sur ce chemin de l’Evangile leur traçant la route vers Dieu, le seul vrai bonheur.

Nous pourrions parcourir toute l’Ecriture avec cette clé de lecture. Dieu nous répète de mille manières : « Je veux que tu sois heureux » et il nous indique le chemin qui nous y mènera. La Bible prend alors une dimension toute nouvelle et devrait nous encourager à l’ouvrir fréquemment et avec joie.

« La joie est le signe que la vie est réussie, elle est l’état normal du chrétien », disait Paul Claudel. Nous retrouvons la même idée chez saint François de Sales qui affirmait qu’« un saint triste est un triste saint ». Les saints sont des hommes et des femmes de tout âge et de toute condition qui ont pris l’Evangile au sérieux et y ont trouvé la vraie joie.

– Suis-je convaincu que Dieu veut me rendre heureux ?
– Est-ce qu’au contraire, je garde au fond de moi l’idée d’un Dieu qui veut que je lui sacrifie mes joies et mes plaisirs pour réparer le mal que j’ai fait ?

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Prière : « Le Seigneur est mon berger » (Psaume 22)

« Le Seigneur est mon berger,
Je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
Il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
Et me fait revivre ;
Il me conduit par le juste chemin
Pour l’amour de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
Je ne crains aucun mal,
Car tu es avec moi ;
Ton bâton me guide et me rassure.

Grâce et bonheur m’accompagnent
Tous les jours de ma vie ;
J’habiterai la maison du Seigneur
Pour la durée de mes jours. »

Source : Emmanuelle Pastore – Questions brûlantes sur Dieu… – Editions des Béatitudes 2013